Cour de Cassation, Chambre sociale, du 4 juillet 2006, 04-20.487, Inédit

Références

Cour de cassation
chambre sociale
Audience publique du mardi 4 juillet 2006
N° de pourvoi: 04-20487
Non publié au bulletin Cassation

Président : M. BAILLY conseiller, président



Texte intégral

REPUBLIQUE FRANCAISE

AU NOM DU PEUPLE FRANCAIS


AU NOM DU PEUPLE FRANCAIS

LA COUR DE CASSATION, CHAMBRE SOCIALE, a rendu l'arrêt suivant :

Sur le moyen unique :

Vu l'article 455 du nouveau code de procédure civile ;

Attendu que pour condamner M. X... à payer à l'ASSEDIC des sommes correspondant à des régularisations d'allocations indûment perçues, le jugement attaqué énonce qu'il est établi à la lecture des pièces du dossier que M. X... exerçait durant les périodes litigieuses une activité salariée en qualité d'intérimaire et percevait à ce titre une rémunération ;

Qu'en statuant ainsi, sans répondre aux conclusions de M. X... qui soutenait, à l'appui d'une demande reconventionnelle en paiement de dommages-intérêts, que l'existence de l'indu était imputable à la seule négligence de l'ASSEDIC puisqu'il lui avait expressément déclaré avoir travaillé pendant les périodes litigieuses, le tribunal d'instance a méconnu les exigences du texte susvisé ;

PAR CES MOTIFS :

CASSE ET ANNULE, dans toutes ses dispositions, le jugement rendu le 3 décembre 2003, entre les parties, par le tribunal d'instance de Limoges ; remet, en conséquence, la cause et les parties dans l'état où elles se trouvaient avant ledit jugement et, pour être fait droit, les renvoie devant le tribunal d'instance de Rochechouart ;

Condamne l'ASSEDIC limousin Poitou-Charentes aux dépens ;

Dit que sur les diligences du procureur général près la Cour de cassation, le présent arrêt sera transmis pour être transcrit en marge ou à la suite du jugement cassé ;

Ainsi fait et jugé par la Cour de cassation, chambre sociale, et prononcé par le président en son audience publique du quatre juillet deux mille six.




Analyse

Décision attaquée : tribunal d'instance de Limoges , du 3 décembre 2003