Cour de Cassation, Chambre civile 3, du 13 juin 1972, 71-11.455, Publié au bulletin

Références

Cour de cassation
chambre civile 3
Audience publique du mardi 13 juin 1972
N° de pourvoi: 71-11455
Publié au bulletin REJET

PDT M. DE MONTERA, président
RPR M. CHARLIAC, conseiller rapporteur
AV.GEN. M. TUNC, avocat général
Demandeur AV. M. GIFFARD, avocat(s)



Texte intégral

REPUBLIQUE FRANCAISE

AU NOM DU PEUPLE FRANCAIS


SUR LE MOYEN UNIQUE : ATTENDU QUE LA SOCIETE D'AMENAGEMENT FONCIER ET D'ETABLISSEMENT RURAL DE FRANCHE-COMTE FAIT GRIEF A L'ARRET INFIRMATIF ATTAQUE D'AVOIR DECIDE QU'UN ACCORD DE VOLONTES ETAIT INTERVENU LE 10 AVRIL 1969 ENTRE ELLE ET X... SUR LA VENTE D'UNE MAISON, ALORS, SELON LE POURVOI, QUE " X... N'A PU CONNAITRE LES CONDITIONS DE LA CESSION ALORS ENVISAGEE QUE LORS DE SA VISITE DANS DES LIEUX LE 10 AVRIL 1969, QU'A CETTE DATE, S'IL A POSE SA CANDIDATURE, CONFIRMEE PAR LUI LE LENDEMAIN, CELLE-CI N'A ETE ENREGISTREE PAR UN EMPLOYE QU'APRES QU'IL AIT ETE AVISE DE L'EXISTENCE D'UN AUTRE CANDIDAT ;

QU'AUCUN ACCORD N'EST INTERVENU ENTRE X... ET LES ORGANES QUALIFIES DE LA SAFER ;

QU'IL RESULTE DES PROPRES CONSTATATIONS DE L'ARRET, QUE, LE 30 AVRIL 1969, LE COMITE TECHNIQUE DE LA SAFER, EMANATION DU CONSEIL D'ADMINISTRATION, A CHOISI DE NOUVELLES MODALITES DE CESSION DU DOMAINE, DONT UNE FRACTION DEVAIT ETRE DEVOLUE A FILLAULT, SOLUTION QUI A ETE APPROUVEE PAR LES DEUX COMMISSAIRES DU GOUVERNEMENT ET QU'AU SURPLUS CEUX-CI N'ONT PAS ETE TENUS A L'ECART DU PROJET NI DANS L'IGNORANCE DE LA CANDIDATURE DE X..., LA SAFER N'AYANT AUCUNE RAISON SUBJECTIVE DE PREFERER UN CANDIDAT A UN AUTRE ET AYANT CONSERVE PLEINE LIBERTE D'AMENAGER LE PROJET DE CESSION SELON SES VUES PROPRES " ;

MAIS ATTENDU QU'APRES AVOIR RAPPELE QUE " L'OFFRE FAITE PAR VOIE DE PRESSE, SANS RESTRICTION NI RESERVE, ENGAGE, TANT QU'ELLE N'A PAS ETE RETIREE, SON AUTEUR A L'EGARD DU PREMIER ACQUEREUR QUI MANIFESTE SON ACCEPTATION SUR LA CHOSE ET SUR LE PRIX ", PRINCIPE QUI N'EST PAS CONTESTE PAR LE POURVOI, LA COUR D'APPEL CONSTATE, PAR UNE APPRECIATION SOUVERAINE DE LA VALEUR DES ELEMENTS DE PREUVE QUI LUI ETAIENT SOUMIS, QUE LE 5 AVRIL 1969 LA SAFER DE FRANCHE-COMTE A FAIT PARAITRE DANS LA PRESSE L'ANNONCE DE LA MISE EN VENTE DU BIEN LITIGIEUX ;

QUE, LE 10 AVRIL 1969, X..., AYANT APPRIS DE LA VENDERESSE L'IDENTITE, LA CONSISTANCE ET LE PRIX DE CE BIEN, A AUSSITOT DONNE SON ACCORD VERBAL, CONFIRME PAR ECRIT ;

QU'AUCUNE AUTRE CESSION ANTERIEURE N'EST OPPOSEE PAR LA SAFER ET QU'ENFIN, LA CESSION A X... N'A PAS ETE SOUMISE AUX COMMISSAIRES DU GOUVERNEMENT DE LA SOCIETE ;

ATTENDU QUE LES JUGES DU SECOND DEGRE ONT PU DECIDER QUE L'ACCORD DES VOLONTES, QUI S'ETAIT REALISE ENTRE LES PARTIES LE 10 AVRIL 1969, DEVAIT ETRE SOUMIS POUR AUTORISATION AUX COMMISSAIRES DU GOUVERNEMENT, CONFORMEMENT AUX DISPOSITIONS DU DECRET DU 14 JUIN 1961, MALGRE L'AVIS EMIS PAR LE COMITE TECHNIQUE DE LA SAFER LE 30 AVRIL 1969 ;

QU'ILS ONT, PAR CES SEULS MOTIFS, LEGALEMENT JUSTIFIE LEUR DECISION ET QUE LE MOYEN N'EST PAS FONDE ;

PAR CES MOTIFS : REJETTE LE POURVOI FORME CONTRE L'ARRET RENDU LE 10 FEVRIER 1971, PAR LA COUR D'APPEL DE BESANCON




Analyse

Publication : Bulletin des arrêts Cour de Cassation Chambre civile 3 N. 392 P. 286

Décision attaquée : Cour d'appel Besançon , du 10 février 1971


    Titrages et résumés : VENTE - OFFRE - ACCEPTATION - OFFRE PUBLIEE EN ANNONCE DANS UN JOURNAL.
    EN RETENANT QU'A LA SUITE DE LA PUBLICATION DANS LA PRESSE D 'UNE ANNONCE OFFRANT UN BIEN A LA VENTE, UN CANDIDAT, QUI A APPRIS PAR LE VENDEUR L'IDENTITE, LA CONSISTANCE ET LE PRIX DE CE BIEN, A DONNE SON ACCORD VERBAL QU'IL A CONFIRME PAR ECRIT, ET EN RELEVANT QU'AUCUNE CESSION ANTERIEURE N'EST OPPOSEE PAR LE VENDEUR, LES JUGES DU FOND JUSTIFIENT LEGALEMENT LEUR DECISION DECLARANT LA VENTE PARFAITE.

    * CONTRATS ET OBLIGATIONS - OFFRE - ACCEPTATION - OFFRE PUBLIEE EN ANNONCE DANS UN JOURNAL. * CONTRATS ET OBLIGATIONS - OFFRE - ACCEPTATION - OFFRE PUBLIEE EN ANNONCE DANS UN JOURNAL. * VENTE - FORMATION - ACCORD DES PARTIES - ACCORD SUR L'OBJET ET LE PRIX - CONSTATATIONS SUFFISANTES.

    Textes appliqués :
    • Code civil 1134
    • Code civil 1583