Conseil d'Etat, 6 SS, du 12 mai 1995, 133900, inédit au recueil Lebon

Références

Conseil d'Etat
statuant
au contentieux


N° 133900   
Inédit au recueil Lebon
6 SS
M. Piveteau, rapporteur
M. Sanson, commissaire du gouvernement


lecture du vendredi 12 mai 1995
REPUBLIQUE FRANCAISE

AU NOM DU PEUPLE FRANCAIS



Texte intégral


Vu la requête enregistrée le 12 février 1992 au secrétariat du Contentieux du Conseil d'Etat, présentée par Mlle Isabel X..., demeurant ... ; Mlle X... demande que le Conseil d'Etat :
1°) annule le jugement du 14 novembre 1991 par lequel le tribunal administratif de Paris a rejeté sa demande tendant à l'annulation de l'appréciation littérale portée sur sa fiche de notation pour l'année 1989 ;
2°) révise l'appréciation littérale portée sur sa fiche de notation pour l'année 1989 ;
Vu les autres pièces du dossier ;
Vu la loi n° 83-634 du 13 juillet 1983 portant droits et obligations des fonctionnaires ;
Vu le code des tribunaux administratifs et des cours administratives d'appel ;
Vu l'ordonnance n° 45-1708 du 31 juillet 1945, le décret n° 53-934 du 30 septembre 1953 et la loi n° 87-1127 du 31 décembre 1987 ;
Après avoir entendu en audience publique :
- le rapport de M. Piveteau, Maître des Requêtes,
- les conclusions de M. Sanson, Commissaire du gouvernement ;

Considérant qu'aux termes de l'article R. 193 du code des tribunaux administratifs et des cours administratives d'appel : "Toute partie doit être avertie par une notification faite conformément aux articles R. 139 et R. 140 du jour où l'affaire sera appelée à l'audience ..." ; que Mlle X... soutient qu'elle n'a pas été convoquée à la séance à laquelle son affaire était inscrite ; qu'il résulte des mentions du jugement attaqué, lesquelles font foi jusqu'à preuve du contraire, que les parties ont été dûment convoquées à l'audience publique ; que Mlle X... n'établit pas que cette mention soit erronée ; qu'elle n'est dès lors pas fondée à soutenir que le jugement attaqué serait entaché d'irrégularité ;
Considérant qu'il n'appartient pas au juge administratif de se substituer à l'administration, et de procéder lui-même à la révision de l'appréciation portée sur la fiche de notation établie pour l'année 1989 par le supérieur hiérarchique de la requérante ;
Considérant que la notation d'un fonctionnaire, qui comprend en vertu de l'article 17 de la loi du 13 juillet 1983 susvisée une note chiffrée et une appréciation générale, a un caractère indivisible ; qu'à supposer même que la demande présentée par Mlle X... aux premiers juges soit regardée comme tendant à l'annulation de cette appréciation, elle serait encore irrecevable, l'intéressée ne sollicitant pas l'annulation de sa note chiffrée au titre de l'année 1989 ;
Considérant que de tout ce qui précède il résulte que Mlle X... n'est pas fondée à soutenir que c'est à tort que le tribunal administratif de Paris a rejeté sa demande comme irrecevable ;
Article 1er : La requête susvisée de Mlle X... est rejetée.
Article 2 : La présente décision sera notifiée à Mlle Isabel X... et au ministre d'Etat, ministre de l'intérieur et de l'aménagement du territoire.



Analyse

Abstrats : 36 FONCTIONNAIRES ET AGENTS PUBLICS.