Nouvelle convention collective nationale des vins, cidres, jus de fruits, sirops, spiritueux et liqueurs de France du 15 mars 2013 - Textes Attachés - Avenant du 15 novembre 2016 portant révision des articles III.24 et III.25 du chapitre III de la convention - Article 1er

IDCC 493
  • Textes Attachés
  • Avenant du 15 novembre 2016 portant révision des articles III.24 et III.25 du chapitre III de la convention
    Etendu par arrêté du 17 octobre 2017 JORF 11 novembre 2017
Article 1er
Dispositions générales
En vigueur étendu


Les articles III. 24 « Départ ou mise à la retraite » et III. 25 « Régime complémentaire de retraite » de la convention collective nationale des vins, cidres, jus de fruits, sirops, spiritueux et liqueurs de France du 13 février 1969 modifiée notamment par l'avenant de révision du 5 novembre 2012, sont abrogés et remplacés par les dispositions suivantes.


« Article III. 24
Départ ou mise à la retraite
Article III. 24.1
Départ à la retraite à l'initiative du salarié
Article III. 24.1.1
Indemnités de retraite. – Dispositions générales


Le salarié qui part à la retraite à son initiative pour bénéficier du droit à une pension de retraite a droit à une allocation de départ à la retraite s'élevant à :
–   pour les années d'ancienneté en dessous de 10 ans : 1/20 de mois par année entière   ;
–   pour 10 ans d'ancienneté : 0,6 mois   ; puis s'ajoute 1/10 de mois par année entière, de 10 ans à 19 ans d'ancienneté   ;
–   pour 20 ans d'ancienneté : 1,8 mois   ; puis s'ajoute 1/10 de mois par année entière, de 20 ans à 29 ans d'ancienneté   ;
–   pour 30 ans d'ancienneté : 3 mois   ; puis s'ajoute 1/10 de mois par année entière, au-delà de 30 ans d'ancienneté.
Soit, une allocation de départ à la retraite selon le barème suivant :

Années entières
d'ancienneté
Fraction de mois
par année entière
1 0,05
2 0,1
3 0,15
4 0,2
5 0,25
6 0,3
7 0,35
8 0,4
9 0,45
10 0,6
11 0,7
12 0,8
13 0,9
14 1
15 1,1
16 1,2
17 1,3
18 1,4
19 1,5
20 1,8
21 1,9
22 2
23 2,1
24 2,2
25 2,3
26 2,4
27 2,5
28 2,6
29 2,7
30 (*) 3 (*)
(*) Puis 1/10 de mois par année entière au-delà de 30 ans.


La même indemnité sera attribuée aux salariés partant à la retraite avant l'âge fixé conformément aux articles L. 351-1 et L. 161-17-2 du code de la sécurité sociale dans le cadre des dispositions des articles L. 351-1-1 (carrières longues) et L. 351-1-3 (salariés handicapés) du même code.
Le salaire à prendre en considération pour le calcul de l'allocation de départ à la retraite est 1/12 de la rémunération brute des 12 derniers mois précédant le départ à la retraite ou, selon la formule la plus avantageuse pour le salarié, 1/3 des 3 derniers mois, étant entendu que, dans ce cas, toute prime ou gratification de caractère annuel ou exceptionnel, qui aurait été versée au salarié pendant cette période, ne sera prise en compte que pro rata temporis.
Le salarié partant à la retraite à son initiative est tenu d'observer un préavis de :
– moins de 2 ans d'ancienneté : 1 mois   ;
– au moins 2 ans d'ancienneté : 2 mois.


Article III. 24.1.2
Indemnités de départ à la retraite des agents de maîtrise et agents techniques


Les dispositions de l'article III. 24.1.1 « Indemnités de retraite. – Dispositions générales » de la convention collective nationale sont applicables aux agents de maîtrise et agents techniques sous réserve des adaptations ci-après :
A. – À partir de l'âge fixé à l'article L. 351-8 du code de la sécurité sociale, l'agent de maîtrise ou le technicien cessant toute activité dans l'entreprise recevra une allocation de départ à la retraite dont le montant est évalué comme suit en fonction de son ancienneté en tant qu'agent de maîtrise ou technicien dans l'entreprise :
– pour les années de présence de 1 à 10 ans : 1/10 de mois par année entière   ;
– pour les années de présence de 11 à 20 ans : 1,25/10 de mois par année entière   ;
– pour les années de présence au-delà de 20 ans : 1,5/10 de mois par année entière.
Soit, une allocation de départ à la retraite selon le barème suivant :

Années entières
d'ancienneté
Fraction de mois
par année entière
1 0,1
2 0,2
3 0,3
4 0,4
5 0,5
6 0,6
7 0,7
8 0,8
9 0,9
10 1
11 1,125
12 1,25
13 1,375
14 1,5
15 1,625
16 1,75
17 1,875
18 2
19 2,125
20 2,25
21 2,4
22 2,55
23 2,7
24 2,85
25 3
26 3,15
27 3,3
28 3,45
29 3,6
30 (*) 3,75 (*)
* Puis 1,5/10 de mois par année entière au-delà de 30 ans.


Le salaire à prendre en considération pour le calcul de l'allocation est 1/12 de la rémunération des 12 derniers mois précédant le départ à la retraite ou, selon la formule la plus avantageuse pour l'intéressé, 1/3 des 3 derniers mois, étant entendu que, dans ce cas, toute prime ou gratification de caractère annuel ou exceptionnel, qui aurait été versée au salarié pendant cette période, ne serait prise en compte que pro rata temporis.
B. – A l'indemnité fixée ci-dessus s'ajoutera, pour la période que l'intéressé aurait pu passer dans l'entreprise en qualité d'ouvrier ou d'employé, l'allocation de départ à la retraite prévue pour cette dernière catégorie de personnel par l'article III. 24.1.1 de la présente convention collective nationale.
En tout état de cause, il convient de comparer le montant de l'indemnité ainsi obtenu avec le montant de l'indemnité que le salarié aurait perçu s'il n'avait jamais été promu agent de maîtrise ou technicien, et retenir la plus favorable des deux.
C. – La même indemnité sera attribuée aux salariés agents de maîtrise ou techniciens partant à la retraite avant l'âge fixé conformément aux articles L. 351-1 et L. 161-17-2 du code de la sécurité sociale dans le cadre des dispositions de l'article L. 351-1-1 (carrières longues) et L. 351-1-3 (salariés handicapés) du même code.


Article III. 24.1.3


Indemnités de départ à la retraite des cadres


Les dispositions de l'article III. 24.1.1 « Indemnités de retraite. – Dispositions générales » de la convention collective nationale sont applicables aux cadres sous réserve des adaptations ci-après :
A. – À partir de l'âge fixé à l'article L. 351-8 du code de la sécurité sociale, le cadre cessant toute activité dans l'entreprise recevra une allocation de départ à la retraite dont le montant est évalué comme suit en fonction de son ancienneté en tant que cadre dans l'entreprise :
– 1/10 de mois par année entière en dessous de 5 ans d'ancienneté   ;
– 1 mois de son dernier traitement après 5 ans d'ancienneté   ;
– 2 mois de son dernier traitement après 10 ans d'ancienneté   ;
– 3 mois de son dernier traitement après 15 ans d'ancienneté   ;
– 4 mois de son dernier traitement après 20 ans d'ancienneté   ;
– 5 mois de son dernier traitement après 25 ans d'ancienneté   ;
– 6 mois de son dernier traitement après 30 ans d'ancienneté.
Soit, une allocation de départ à la retraite selon le barème suivant :

Années entières
d'ancienneté
Fraction de mois
par année entière
1 0,1
2 0,2
3 0,3
4 0,4
5 1
6 1
7 1
8 1
9 1
10 2
11 2
12 2
13 2
14 2
15 3
16 3
17 3
18 3
19 3
20 4
21 4
22 4
23 4
24 4
25 5
26 5
27 5
28 5
29 5
30 6


Le dernier traitement sera calculé sur les éléments suivants pris en considération :
–   le traitement de base du dernier mois   ;
– éventuellement, 1/12 des primes, gratifications, et avantages en nature perçus pendant les 12 derniers mois à l'exception des indemnités ayant incontestablement le caractère d'un remboursement de frais et les gratifications ayant indiscutablement un caractère bénévole et exceptionnel   ;
– pour les cadres dont la rémunération est variable, l'indemnité sera calculée sur la moyenne des 12 derniers mois.
B. – À l'indemnité fixée ci-dessus s'ajoutera, pour la période que l'intéressé aurait pu passer dans l'entreprise en qualité de non cadre, l'allocation de départ à la retraite prévue pour cette catégorie de personnel à l'article III. 24.1.1 et/ ou au point A de l'article III. 24.1.2.
En tout état de cause, il convient de comparer le montant de l'indemnité ainsi obtenu avec le montant de l'indemnité que le salarié aurait perçu s'il n'avait jamais été promu cadre, et retenir la plus favorable des deux.
C. – La même indemnité sera attribuée aux salariés partant à la retraite avant l'âge fixé conformément aux articles L. 351-1 et L. 161-17-2 du code de la sécurité sociale dans le cadre des dispositions des articles L. 351-1-1 (carrières longues) et L. 351-1-3 (salariés handicapés) du même code.


Article III. 24.2
Mise à la retraite à l'initiative de l'employeur
Article III. 24.2.1
Mise à la retraite d'un salarié


L'employeur qui entend mettre à la retraite un salarié ayant atteint l'âge requis pour bénéficier d'une pension de retraite à taux plein en application de l'article L. 351-8 du code de la sécurité sociale doit l'interroger par écrit sur son intention de quitter volontairement l'entreprise pour bénéficier d'une pension de vieillesse.
L'interrogation du salarié doit être effectuée dans un délai de 3 mois avant l'anniversaire du salarié.
Celui-ci dispose d'un délai d'un mois, à compter de la date à laquelle l'employeur l'a interrogé, pour apporter sa réponse.
En cas de réponse négative du salarié dans ce délai ou à défaut d'avoir respecté les formalités ci-dessus, l'employeur ne peut mettre le salarié concerné à la retraite pendant l'année qui suit sa date anniversaire.
La même procédure peut être répétée l'année suivante et cela, le cas échéant, chaque année jusqu'aux 69 ans inclus du salarié.


Article III. 24.2.2
Mise à la retraite d'un salarié d'au moins 70 ans


L'employeur peut notifier à tout salarié âgé d'au moins 70 ans sa mise à la retraite, sous réserve de respecter un préavis.


Article III. 24.2.3
Préavis


L'employeur qui notifie sa mise à la retraite à un salarié (soit âgé d'au moins 70 ans, soit ayant donné son accord s'il a atteint l'âge fixé en application de l'article L. 351-8 du code de la sécurité sociale) doit respecter un préavis de :
–   moins de 2 ans d'ancienneté : 1 mois   ;
–   au moins 2 ans d'ancienneté : 2 mois.


Article III. 24.2.4
Indemnités de mise à la retraite


Le salarié mis à la retraite à l'initiative de l'employeur, a droit à une indemnité égale à l'indemnité minimum légale de licenciement telle que définie à l'article R. 1234-2 du code du travail.


Article III. 25
Régime complémentaire de retraite
Article III. 25.1
Régime complémentaire de retraite Dispositions applicables aux ouvriers/ employés


Tout ouvrier et employé bénéficie d'un régime de retraite complémentaire par répartition au taux minimum de cotisation de 6 % ou celui en vigueur dans l'entreprise si celui-ci est plus favorable, auprès d'une institution choisie conformément aux dispositions applicables dans ce domaine.
La charge de cette cotisation est supportée à raison de :
–   2/3 par l'employeur   ;
–   1/3 par le salarié.


Article III. 25.2
Régime complémentaire de retraite – Dispositions applicables aux agents de maîtrise et agents techniques


I. – Tout agent de maîtrise ou agent technique relevant de la classification d'emplois prévus à l'article VII. 3 du chapitre VII de la présente convention bénéficie du régime de retraite complémentaire par répartition de son entreprise, auprès d'une institution choisie conformément aux dispositions applicables dans ce domaine, sur la totalité du salaire dans la limite de trois fois le plafond de la sécurité sociale.
Le taux minimum de cotisation est de 6 % ou celui en vigueur dans l'entreprise si celui-ci est plus favorable.
La charge de cette cotisation est supportée à raison de :
–   2/3 par l'employeur   ;
–   1/3 par le salarié.
II. – Toutefois, tout agent de maîtrise ou agent technique inscrit à la caisse des cadres de son entreprise au titre des articles 4 bis ou 36 de la convention collective nationale des cadres du 14 mars 1947, ne bénéficie de ce régime que sur la part de salaire limitée au plafond de la sécurité sociale (tranche A).
Les éventuelles inscriptions précitées devront obligatoirement être réalisées, à compter du 1er janvier 1995, auprès de l'institution AGIRC de la profession :
– KLESIA Retraite AGIRC (ex-ACGME).
Toutefois, l'obligation découlant des dispositions qui précèdent ne remet pas en cause les inscriptions faites auprès d'autres institutions de retraite des cadres avant le 1er janvier 1995, sans préjudice du droit pour l'employeur de se retirer éventuellement de ces autres institutions dans le strict respect des règles édictées par l'AGIRC.


Article III. 25.3
Régime complémentaire de retraite Dispositions applicables aux cadres
I. – Retraite sur tranche A


Tout cadre relevant de la classification d'emplois prévus à l'article VII. 4 du chapitre VII de la présente convention, au titre de l'article 4 de la convention collective nationale des cadres du 14 mars 1947, bénéficie à partir du 1er juillet 1969 d'un régime de retraite complémentaire par répartition, auprès d'une institution choisie conformément aux dispositions applicables dans ce domaine, sur la partie de salaire dans la limite du plafond de la sécurité sociale (tranche A).
Le taux minimum de cotisation est de 6 % ou celui en vigueur dans l'entreprise si celui-ci est plus favorable. La charge de cette cotisation est supportée à raison de :
–   2/3 par l'employeur   ;
–   1/3 par le salarié.


II. – Retraite sur tranche B


À compter du 1er janvier 1995, les employeurs sont obligatoirement tenus d'affilier leur personnel relevant de la classification d'emplois prévus à l'article VII. 4 du chapitre VII de la présente convention (cadres et ingénieurs) à l'institution AGIRC de la profession :
– KLESIA Retraite AGIRC (ex-ACGME).
Toutefois, l'obligation découlant des dispositions qui précèdent ne remet pas en cause les adhésions des entreprises faites auprès d'autres institutions de retraite des cadres avant le 1er janvier 1995, sans préjudice du droit pour l'employeur de se retirer éventuellement de ces autres institutions dans le strict respect des règles édictées par l'AGIRC. »