Cour de cassation
chambre sociale
Audience publique du Tuesday 14 November 2000
N° de pourvoi: 98-43218
Publié au bulletin Rejet.
Président : M. Gélineau-Larrivet ., président
Rapporteur : M. Texier., conseiller rapporteur
Avocat général : Mme Barrairon., avocat général
Avocat : la SCP Urtin-Petit et Rousseau-Van Troeyen., avocat(s)
Sur le moyen unique :
Attendu que Mme X... a été embauchée en juin 1980, par la société Petit et compagnie, en qualité de femme de service ; qu'elle travaillait de 7 heures à 15 heures ; que, fin 1989, l'employeur a introduit au contrat de travail une clause de mobilité pour le temps et le lieu de travail, selon les horaires suivants :
8 heures-12 heures 30 et 18 heures 30-20 heures 30 ; que la salariée a refusé ces horaires ; qu'une nouvelle proposition lui a été faite d'horaires scindés et variables par cycles de cinq semaines, qu'elle a également refusée ; qu'elle a été mise à pied le 30 mars 1990, puis licenciée pour faute grave le 19 avril 1990 ; qu'elle a saisi la juridiction prud'homale ;
Attendu que l'employeur fait grief à l'arrêt attaqué (Douai, 26 septembre 1997) d'avoir dit que le licenciement de la salariée ne procédait pas d'une cause réelle et sérieuse et de l'avoir condamné à lui payer diverses sommes, en violation des dispositions de l'article L. 135-2 du Code du travail relatives aux conventions collectives et de l'article L. 122-36 du Code du travail relatives au règlement intérieur de l'entreprise ;
Mais attendu que la cour d'appel a constaté que la modification proposée comportait une coupure de plusieurs heures dans la journée et instituait des horaires variant chaque semaine dans un cycle de cinq semaines ; qu'elle a exactement décidé que la mesure litigieuse ne se bornait pas à un simple changement d'horaires, relevant du pouvoir de direction de l'employeur, mais instituait le passage d'un horaire fixe à un horaire variable et constituait en conséquence une modification du contrat de travail que la salariée était en droit de refuser ; que le moyen n'est pas fondé ;
PAR CES MOTIFS :
REJETTE le pourvoi.
Publication : Bulletin 2000 V N° 365 p. 280
Décision attaquée : Cour d'appel de Douai, du 26 septembre 1997
Titrages et résumés : CONTRAT DE TRAVAIL, EXECUTION - Modification - Modification imposée par l'employeur - Modification du contrat de travail - Domaine d'application - Passage d'un horaire fixe à un horaire variable - Portée .
La modification introduisant une coupure de plusieurs heures dans la journée de travail et instituant des horaires variant chaque semaine sur un cycle de 5 semaines ne se borne pas à un simple changement d'horaire relevant du pouvoir de direction de l'employeur, mais institue le passage d'un horaire fixe à un horaire variable et constitue en conséquence une modification du contrat de travail que le salarié est en droit de refuser.
CONTRAT DE TRAVAIL, EXECUTION - Modification - Modification imposée par l'employeur - Modification de l'horaire de travail - Passage d'un horaire fixe à un horaire variable - Modification du contrat de travail - Portée CONTRAT DE TRAVAIL, EXECUTION - Modification - Modification imposée par l'employeur - Modification du contrat de travail - Modification de l'horaire de travail - Passage d'un horaire fixe à un horaire variable CONTRAT DE TRAVAIL, EXECUTION - Employeur - Pouvoir de direction - Etendue - Modification de l'horaire de travail - Simple changement d'horaire
chambre sociale
Audience publique du Tuesday 14 November 2000
N° de pourvoi: 98-43218
Publié au bulletin Rejet.
Président : M. Gélineau-Larrivet ., président
Rapporteur : M. Texier., conseiller rapporteur
Avocat général : Mme Barrairon., avocat général
Avocat : la SCP Urtin-Petit et Rousseau-Van Troeyen., avocat(s)
REPUBLIQUE FRANCAISE
AU NOM DU PEUPLE FRANCAIS
AU NOM DU PEUPLE FRANCAIS
Publication : Bulletin 2000 V N° 365 p. 280
Décision attaquée : Cour d'appel de Douai, du 26 septembre 1997
Titrages et résumés : CONTRAT DE TRAVAIL, EXECUTION - Modification - Modification imposée par l'employeur - Modification du contrat de travail - Domaine d'application - Passage d'un horaire fixe à un horaire variable - Portée .
La modification introduisant une coupure de plusieurs heures dans la journée de travail et instituant des horaires variant chaque semaine sur un cycle de 5 semaines ne se borne pas à un simple changement d'horaire relevant du pouvoir de direction de l'employeur, mais institue le passage d'un horaire fixe à un horaire variable et constitue en conséquence une modification du contrat de travail que le salarié est en droit de refuser.
CONTRAT DE TRAVAIL, EXECUTION - Modification - Modification imposée par l'employeur - Modification de l'horaire de travail - Passage d'un horaire fixe à un horaire variable - Modification du contrat de travail - Portée CONTRAT DE TRAVAIL, EXECUTION - Modification - Modification imposée par l'employeur - Modification du contrat de travail - Modification de l'horaire de travail - Passage d'un horaire fixe à un horaire variable CONTRAT DE TRAVAIL, EXECUTION - Employeur - Pouvoir de direction - Etendue - Modification de l'horaire de travail - Simple changement d'horaire