Convention collective nationale des salariés du particulier employeur du 24 novembre 1999. - Textes Attachés - GRILLE DE CLASSIFICATION Accord du 8 avril 2010
Le présent accord s'applique à l'ensemble des particuliers employeurs et de leurs salariés compris dans le champ d'application de la convention collective nationale des salariés du particulier employeur, quel que soit l'emploi occupé.
Il s'applique sur l'ensemble du territoire métropolitain ainsi que dans les départements d'outre-mer.
Section 1
Méthode de classification des emplois
La méthode de classification des emplois s'applique en 2 temps.
Dans un premier temps, les différents emplois font l'objet d'une description précise et commune afin d'identifier :
– les missions principales ;
– les conditions d'exercice ;
– les compétences, les connaissances et les aptitudes ;
– les prérequis permettant d'y accéder.
Dans un second temps, chaque emploi est positionné sur une grille traduisant une hiérarchisation des emplois repères les uns par rapport aux autres. Ce positionnement s'effectue à partir de critères classants auxquels sont attribués des points en fonction d'un système de pondération.
La détermination du niveau de classification de l'emploi occupé par le salarié incombe au particulier employeur dans le respect des règles fixées par le présent accord. Les parties signataires réaffirment que la classification repose sur les seules caractéristiques de l'emploi et de son contenu à l'exclusion de toute considération liée à la personne du salarié.
Afin de faciliter la mise en œuvre de la classification, le présent accord a identifié des emplois repères dont les contenus correspondent aux métiers généralement reconnus, considérés comme des standards.
Ces emplois repères font l'objet d'une description et d'une classification figurant en annexes I et II du présent accord.
Toutefois, la méthode retenue offre la possibilité de moduler l'emploi repère en permettant d'ajouter des activités complémentaires.
Les critères classants permettent de distinguer les niveaux d'exigence des différents emplois afin de les positionner les uns par rapport aux autres.
Ces critères retenus sont au nombre de 5 :
– les connaissances requises ;
– la technicité ;
– l'autonomie ;
– la résolution des problèmes ;
– la dimension relationnelle.
Chaque critère donne lieu à 7 degrés d'évaluation.
3.1. Connaissances requises
Ce critère prend en compte l'ensemble des savoirs, compétences et aptitudes nécessaires pour exercer l'emploi et/ou les activités effectuées par le salarié. Ces connaissances peuvent être le résultat de la formation initiale, de la formation professionnelle ou de l'expérience reconnue.
| Degré 1 | La maîtrise de l'emploi requiert la pratique de la lecture, de l'écriture et du calcul (4 opérations). |
|---|---|
| Degré 2 | L'emploi requiert d'avoir les connaissances correspondant à un niveau de troisième générale ou technologique – Niveau V bis ou VI ou une expérience professionnelle équivalente. |
| Degré 3 | L'emploi nécessite d'avoir les connaissances correspondant au niveau V de l'éducation nationale (CAP/BEP) ou une expérience professionnelle équivalente. |
| Degré 4 | L'emploi nécessite d'avoir les connaissances correspondant au niveau IV de l'éducation nationale (BT/bac) ou une expérience professionnelle équivalente. |
| Degré 5 | L'emploi nécessite d'avoir les connaissances correspondant au niveau III de l'éducation nationale (BTS/DUT) ou dans le cadre de la réforme LMD, deuxième année de licence (L2) ou une expérience professionnelle équivalente. |
| Degré 6 | L'emploi nécessite d'avoir les connaissances correspondant au niveau II de l'éducation nationale (bac + 4, licence professionnelle) ou, dans le cadre de la réforme LMD, la licence (L3) ou une première année de master (M1) ou encore une expérience professionnelle équivalente. |
| Degré 7 | L'emploi nécessite d'avoir les connaissances correspondant au moins au niveau I de l'éducation nationale (bac + 5) ou, dans le cadre de la réforme LMD, au moins un master 2 (M2) ou encore une expérience professionnelle équivalente. |
3.2. Technicité de l'emploi
Ce critère s'apprécie au travers de la mise en œuvre d'activités dans le cas des situations rencontrées. La progression est subordonnée à la complexité des activités mises en œuvre et à la maîtrise de tout ou partie d'un domaine (ou plusieurs) aux fins d'intervenir de façon partielle ou globale auprès d'un public, sur les espaces de vie ou d'exercer de façon partielle ou globale son emploi dans les environnements techniques ou externes.
| Degré 1 | Réalisation d'activités courantes variées ou non relevant d'un domaine mises en œuvre de façon coordonnée en vue d'une intervention partielle auprès d'un type de public ou sur les espaces de vie. |
|---|---|
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Réalisation d'activités courantes variées ou non relevant d'un emploi attestant d'un exercice partiel de l'emploi dans les environnements externes ou techniques. |
| Degré 2 | Réalisation d'activités courantes variées ou non relevant d'un domaine mises en œuvre de façon coordonnée en vue d'une intervention partielle auprès de plusieurs publics d'un même type. |
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Réalisation d'activités courantes et/ou complexes relevant d'un ou plusieurs domaines en vue d'une intervention partielle auprès d'un type ou plusieurs types de public y compris plus ou moins dépendant ou en situation de handicap. |
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Réalisation d'activités courantes et/ou complexes relevant d'un ou plusieurs domaines en vue d'une intervention partielle ou globale sur les espaces de vie, pouvant comprendre une intervention partielle sur un type de public et/ou dans l'environnement externe ou technique. |
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Réalisation d'activités courantes et complexes relevant d'un emploi attestant d'un exercice partiel de l'emploi dans l'environnement externe ou réalisation d'activités courantes relevant de plusieurs emplois attestant d'un exercice partiel des emplois dans l'environnement externe. |
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Réalisation d'activité(s) courante(s) et/ou comprenant au moins une activité complexe relevant d'un emploi attestant d'un exercice partiel de l'emploi dans l'environnement technique. |
| Degré 3 | Réalisation d'activités courantes et/ou complexes relevant d'un domaine en vue d'une intervention partielle ou globale auprès d'un type de public (ou plusieurs publics d'un même type) en grande dépendance en situation de handicap (sans délégation de gestes de soin). |
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Réalisation d'activités courantes et/ou complexes relevant d'un ou plusieurs domaines en vue d'une intervention globale auprès d'un type de public (ou plusieurs publics d'un même type) pouvant comprendre une intervention partielle ou globale sur les espaces de vie et/ou partielle sur un autre type de public et/ou dans l'environnement externe ou technique. |
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Réalisation d'activités courantes et complexes relevant d'un emploi attestant d'un exercice global de l'emploi dans l'environnement externe. |
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Réalisation d'activité(s) courante(s) et/ou comprenant plusieurs activités complexes relevant d'un emploi attestant d'un exercice partiel de l'emploi dans l'environnement technique. |
| Degré 4 | Réalisation d'activités courantes et/ou complexes relevant d'un domaine en vue d'une intervention globale auprès d'un type de public en grande dépendance en situation de handicap (avec délégation des gestes de soin). |
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Réalisation d'activités courantes et/ou complexes relevant de plusieurs domaines en vue d'une intervention globale auprès de plusieurs types de public (pouvant concerner plusieurs publics par type), pouvant comprendre une intervention partielle sur les espaces de vie. |
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Réalisation d'activités courantes et complexes relevant d'un ou plusieurs emplois attestant d'un exercice global d'un emploi dans l'environnement externe et complété par une ou plusieurs activités courantes issues de l'environnement externe ou d'autres domaines. |
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Réalisation d'activités courantes et/ou complexes relevant d'un emploi attestant d'un exercice global de l'emploi dans l'environnement technique. |
| Degré 5 | Réalisation d'activités courantes et/ou complexes relevant d'un domaine (ou plusieurs) en vue d'une intervention globale auprès d'un type de public en grande dépendance en situation de handicap (avec délégation des gestes de soin), complétée par une ou plusieurs activité(s) courante(s) ou complexe(s) dans le domaine ou non. |
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Réalisation d'activités courantes et/ou complexes relevant de plusieurs domaines en vue d'une intervention globale auprès de plusieurs types de public (pouvant comprendre plusieurs publics par type) et comprenant une intervention globale sur les espaces de vie. |
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Réalisation d'activités courantes et complexes relevant d'un ou plusieurs emplois attestant d'un exercice global de l'emploi dans l'environnement externe et complété par une ou plusieurs activités complexes issues d'un environnement ou d'un domaine. |
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Réalisation d'activités courantes et/ou complexes relevant d'un emploi (ou plusieurs) attestant d'un exercice global de l'emploi dans l'environnement technique et complété par une ou plusieurs activités courantes de l'emploi ou de l'environnement technique ou d'un domaine. |
| Degré 6 | Réalisation d'activités courantes et/ou complexes relevant d'un emploi (ou plusieurs) attestant d'un exercice global de l'emploi dans l'environnement technique et complété par une ou plusieurs activités complexes de l'emploi ou de l'environnement technique ou d'un domaine. |
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Maîtrise de l'ensemble des compétences nécessaires à la coordination globale de plusieurs métiers relevant d'un domaine ou coordination partielle de plusieurs métiers relevant de plusieurs domaines et nécessitant pour les métiers la conception d'une organisation du travail ainsi que sa mise en œuvre. |
| Degré 7 | Maîtrise de l'ensemble des compétences nécessaires à la coordination globale de plusieurs métiers relevant de plusieurs domaines et nécessitant pour ces métiers la conception d'une organisation du travail ainsi que sa mise en œuvre et son contrôle. |
3.3. Autonomie
Ce critère s'apprécie au travers de la marge de manœuvre, de la liberté d'action que permet l'emploi dans la réalisation des activités qu'il requiert et dans la prise de décision qu'il autorise.
Cette latitude est également appréciée au travers de la nature et de la fréquence du contrôle exercé.
Les degrés 1 et 2 correspondent à une autonomie de moyens.
Les degrés 3 à 5 correspondent à une autonomie de méthodes.
Les degrés 6 et 7 correspondent à une autonomie de résultats.
| Degré 1 | Application de consignes et/ou de protocoles. |
|---|---|
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La décision vise la bonne réalisation des travaux. |
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La réalisation des tâches peut faire l'objet de contrôles rapprochés. |
| Degré 2 | Choix dans l'ordre d'application des consignes. |
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Utilisation d'un choix limité de moyens connus. |
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Le contrôle s'exerce à l'issue de la période ou séquence de travail. |
| Degré 3 | L'emploi permet d'organiser son travail. |
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Choix de méthodes connues. |
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L'emploi est contrôlé sur l'avancement et les résultats. |
| Degré 4 | Situation pouvant exiger un diagnostic. |
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L'emploi permet d'adapter des méthodes connues pour atteindre les objectifs donnés. |
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L'emploi est contrôlé sur la réalisation des objectifs. |
| Degré 5 | L'emploi permet de proposer les moyens nécessaires pour la réalisation d'objectifs. |
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Conception de méthodes, de démarches en vue d'optimiser les résultats à atteindre. |
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L'emploi est contrôlé sur la réalisation des objectifs. |
| Degré 6 | Prise de décisions à partir d'orientations. |
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Ces décisions visent à définir et proposer des objectifs. |
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Le contrôle rend compte des écarts entre objectifs et résultats. |
| Degré 7 | Recueil de données afin de proposer et négocier un plan d'actions et les moyens associés. |
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Arbitrage des ressources (techniques, humaines, financières). |
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Le contrôle s'opère à fréquence espacée sur les objectifs. |
3.4. Résolution des problèmes
Ce critère s'apprécie sur la base des seuls problèmes dont la résolution incombe explicitement à l'emploi.
| Degré 1 | Résolution de problèmes simples. |
|---|---|
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Perception immédiate des tâches qui conduisent à la solution. |
| Degré 2 | Les problèmes rencontrés sont connus et résolus par application d'une solution prédéfinie dans un éventail restreint de solutions connues et éprouvées. |
| Degré 3 | Les problèmes sont connus, ils nécessitent le recueil d'informations complémentaires disponibles pour les résoudre. |
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La résolution est guidée par l'adaptation d'une solution connue. |
| Degré 4 | Les problèmes rencontrés sont variés et disposent d'éléments inconnus. |
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Leur résolution fait appel à des capacités d'analyse et de jugement pour aboutir à une solution, qui peut être innovante. |
| Degré 5 | Les situations problématiques sont imprévisibles et demandent en permanence des solutions novatrices. Elles nécessitent de créer, d'inventer les solutions appropriées. |
| Degré 6 | Les situations problématiques sont complexes exigeant la synthèse de plusieurs analyses, la définition d'hypothèses pour remplacer les informations manquantes. |
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Ces emplois demandent généralement des efforts de recherche et des analyses approfondies dans un domaine précis, avec le recours éventuel à la théorie avant que des solutions puissent être conçues. |
| Degré 7 | Collecter des informations, construire des scénarios alternatifs et mettre en œuvre des processus complexes de traitement des données et de résolution de problèmes. Les problèmes sont difficilement identifiables, originaux, très complexes, et vont au-delà des domaines. |
3.5. Dimension relationnelle
Ce critère traduit une exigence relationnelle dans l'emploi, de contact envers des acteurs internes et externes.
| Degré 1 | L'emploi ne requiert pas d'exigence relationnelle particulière. La relation est principalement du type réception d'informations. |
|---|---|
| Degré 2 | L'emploi requiert d'échanger ponctuellement des informations factuelles, de poser et de répondre à des questions. |
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Toutes ces situations imposent de comprendre, de se faire comprendre afin de réaliser les activités. |
| Degré 3 | L'emploi nécessite d'assurer une relation permanente, par la transmission d'informations, le maintien du contact avec son ou ses interlocuteurs. |
| Degré 4 | L'emploi nécessite de structurer un discours, de maîtriser son déroulement, de dérouler un argumentaire logique permettant d'agir ou de faire agir une tierce personne. |
| Degré 5 | L'emploi nécessite d'instaurer un dialogue, un échange construit autour d'un questionnement pour une approche relationnelle adaptée, pouvant comprendre un transfert de connaissances et la vérification de leur acquisition. |
| Degré 6 | L'emploi nécessite de déployer une approche relationnelle spécifique en vue d'accompagner un transfert de compétences, de méthodes aux fins de leur mise en œuvre et d'en contrôler l'acquisition. |
| Degré 7 | L'emploi nécessite de convaincre, d'emporter l'adhésion, de mobiliser autour d'un projet commun et exige la mise en œuvre de stratégies de persuasion. |
4.1. Pondération des critères
Chaque critère classant fait l'objet d'une pondération par attribution d'un nombre de points et permet d'obtenir la grille suivante :
| Degré | Connaissances requises | Technicité | Autonomie | Résolution de problèmes | Dimension relationnelle |
|---|---|---|---|---|---|
| 1 | 18 | 23 | 22 | 18 | 19 |
| 2 | 36 | 46 | 44 | 36 | 38 |
| 3 | 54 | 69 | 66 | 54 | 57 |
| 4 | 72 | 92 | 88 | 72 | 76 |
| 5 | 90 | 115 | 110 | 90 | 95 |
| 6 | 108 | 138 | 132 | 108 | 114 |
| 7 | 126 | 161 | 154 | 126 | 133 |
4.2. Positionnement sur la grille de classification
Le nombre de points ainsi obtenu est reporté sur une grille donnant le positionnement de l'emploi sur une échelle de 12 positions :
| Points | Échelle |
|---|---|
| 100 à 149 | I |
| 150 à 199 | II |
| 200 à 249 | III |
| 250 à 299 | IV |
| 300 à 349 | V |
| 350 à 399 | VI |
| 400 à 449 | VII |
| 450 à 499 | VIII |
| 500 à 549 | IX |
| 550 à 599 | X |
| 600 à 649 | XI |
| 650 et + | XII |
Les emplois repères illustrent concrètement les situations de travail les plus courantes. Leur utilisation est destinée à faciliter la mise en œuvre de la classification.
Les emplois repères ne constituent pas la liste exhaustive des emplois. Leur nombre et leur contenu pourront être révisés en fonction notamment de l'émergence de nouveaux métiers ou des évolutions constatées dans les emplois repères.
1. Utilisation des emplois repères
Les particuliers employeurs devront ainsi se référer aux emplois repères tels qu'ils figurent en annexe I du présent accord intitulé « Descriptif des emplois repères ».
Chaque emploi repère donne lieu à une fiche descriptive des principales tâches et opérations dont l'exécution peut être demandée au salarié qui occupe le poste.
2. Référence aux emplois repères
Toutefois, la méthode retenue offre la possibilité de compléter l'emploi repère en permettant d'ajouter une ou des activités complémentaires (appelées « briques ») afin de prendre en compte toutes les tâches et opérations effectuées par le salarié en application de son contrat de travail.
L'emploi ainsi défini devra faire l'objet d'une cotation par le particulier employeur qui donnera lieu à un positionnement ou pas sur la grille de classification. Par souci de simplification, l'emploi pourra être désigné par le libellé attaché à l'emploi repère de référence, complété par la brique associée.
Section 2
Mise en application de la nouvelle classification
Le présent accord entrera en vigueur le premier jour du mois civil suivant celui de la date de parution de l'arrêté d'extension au Journal officiel et au plus tôt le 1er octobre 2010.
Il est immédiatement applicable aux particuliers employeurs et aux salariés dont le contrat de travail est conclu après cette date.
Pour les contrats de travail signés avant l'entrée en vigueur de l'accord, les particuliers employeurs disposeront d'un délai de 12 mois pour procéder à la classification de leur(s) salarié(s), en application du présent accord.
L'application de la nouvelle classification donnera lieu à :
– une notification écrite par le particulier employeur de l'emploi occupé (par référence aux emplois repères) et de sa classification (nombre de points et positionnement dans la grille) ;
En cas d'activités complémentaires donnant lieu à une modification de l'emploi repère, cette notification devra en outre préciser la ou les activités complémentaires associées à l'emploi repère sous forme de brique additionnelle et la classification de l'ensemble (nombre de points obtenu sur chacun des critères et positionnement dans la grille).
Enfin, la notification devra indiquer le droit de recours du salarié tel que prévu à l'article 11 du présent accord.
Un modèle type de notification de la nouvelle classification figure en annexe III du présent accord.
– la mention sur le bulletin de paie (libellé de l'emploi repère de référence et positionnement dans l'échelle).
La mise en application de la nouvelle classification ne peut en aucun cas être la cause d'une diminution du salaire dont bénéficiait le salarié antérieurement. Elle ne peut être à l'origine d'une modification unilatérale du contrat existant.
Les parties signataires du présent accord rappellent l'importance de l'égalité professionnelle entre les femmes et les hommes. Dans le cadre de la classification des emplois, les particuliers employeurs devront veiller à garantir une égalité professionnelle entre les femmes et les hommes en matière de recrutement, de formation et de rémunération.
Une commission nationale paritaire de suivi de la classification (CNPSC) est instituée par le présent accord pour une durée de 24 mois à compter de sa date d'entrée en vigueur telle que prévue à l'article 6. En cas de nécessité, la durée ci-dessus pourra être allongée.
Elle est composée de :
– un représentant pour chaque organisation syndicale signataire ;
– un nombre équivalent de représentants de la FEPEM.
Elle est domiciliée au siège de la FEPEM qui en assure également le secrétariat. Les membres de la commission établissent la périodicité et les modalités de leurs réunions dans un règlement interne.
Elle a pour mission de s'assurer de la mise en application du présent accord, de régler les difficultés de mise en œuvre de ses dispositions et de régler les litiges individuels qui seront portés à sa connaissance dans le cadre des dispositions de l'article 11 du présent accord.
En dehors des cas prévus à l'article 11, la CNPSC ne peut être saisie que par la FEPEM ou par l'une des organisations syndicales signataires par requête écrite adressée à son secrétariat. Elle émet un avis qui est notifié aux parties intéressées.
Tout litige opposant un particulier employeur et un salarié consécutif à la notification de la nouvelle classification telle que prévue à l'article 7 du présent accord peut être soumis à la CNPSC dans un délai maximal de 3 mois suivant la date de la notification faite au salarié, à peine de forclusion. La forclusion est uniquement attachée à la saisine de la commission.
La saisine de la commission est effectuée soit par l'intermédiaire de la FEPEM ou de l'une de ses organisations affiliées, soit par l'intermédiaire de l'une des organisations syndicales signataires du présent accord, ou par le salarié lui-même.
La saisine de la commission s'effectue par lettre recommandée avec avis de réception, le courrier devant préciser :
– l'intitulé de l'emploi et les activités et tâches exercées ;
– la classification notifiée ;
– la notification de classification de l'employeur (total des points de l'emploi et positionnement) ;
– le positionnement revendiqué par le salarié avec son argumentation.
La commission rend un avis notifié à chacune des parties intéressées.
Section 3
Révision et dénonciation
Les parties signataires s'engagent à examiner la nécessité d'améliorer ou de réviser les dispositions du présent accord classification dans un délai maximum de 5 années à compter de la signature du présent accord.
Toute demande de révision du présent accord à l'initiative de l'une des parties signataires doit donner lieu à une notification écrite adressée aux autres parties par lettre recommandée avec avis de réception comportant un projet de rédaction de la ou des dispositions dont la révision est demandée. Ce projet est soumis pour avis à la commission nationale paritaire de suivi de la classification s'il est présenté dans les 24 mois suivant l'entrée en vigueur du présent accord.
Une négociation devra s'engager dans les 3 mois suivant la demande de révision en vue de la conclusion d'un éventuel avenant.
Le présent accord est conclu pour une durée indéterminée.
Il peut être dénoncé par l'une des parties signataires moyennant le respect d'un préavis de 3 mois.
La partie qui dénonce doit adresser à chacune des autres parties signataires une lettre recommandée avec avis de réception indiquant les raisons de sa dénonciation et respecter les formalités de dépôt conformément aux dispositions légales applicables.
La dénonciation sera réglée par application des dispositions légales en vigueur.
A l'issue de la procédure de signature, le texte du présent accord sera notifié à l'ensemble des organisations représentatives conformément à l'article L. 2231-5 du code du travail.
Le texte du présent accord sera déposé en autant d'exemplaires que nécessaire au secrétariat-greffe du conseil de prud'hommes de Paris et à la direction départementale du travail, de l'emploi et de la formation professionnelle de Paris et des services du ministre chargé du travail conformément aux articles L. 2231-6, L. 2231-7, D. 2231-2 et D. 2231-3 du code du travail.
L'extension du présent accord sera demandée sur l'initiative de la partie signataire la plus diligente conformément aux dispositions de l'article L. 2261-24 du code du travail.
